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  • Sarbacan-e

Ça fait un moment que ça dure






… Ça fait un moment que ça dure …

Des crues pharamineuses, aux feux de forêts spectaculaires,

Des nuits debouts, aux mouvements des gilets jaunes sur tous les ronds points de France,

Des SDF dans les rues, aux migrations de masse, à toutes les frontières qui arborent un slogan affriolant,

De l’élevage intensif des petits comme des gros, au clonage génétique dont on ne connaît pas encore les croustillants détails,

De la colonisation à l’esclavage moderne invisible… Quoi d’autre est possible ?

A tous les étages, ça déconne, et ça fait un moment que quelques clampins targués d’écolos, bobos, ou récessionnistes ont lancé l’alarme. Quelque chose se prépare et c’est pour de bon. Le covid-19 est une épingle à cheveux dans un jeu d’échecs, qui nous conduit droit à un bouleversement autrement plus prodigieux : notre civilisation arrive, tant bien que mal, à sa nouvelle destination.

Toutes ces catastrophes font partie d’une réaction en chaîne digne des plus grandes symphonies jamais orchestrées, elle nous achemine vers une nouvelle ère de l’Humanité.

Le principe du « droit des peuples à disposer d'eux-mêmes » a largement été mis à l’épreuve de notre civilisation, et il est temps d’aller plus loin que les questions, et de répondre en nous-même, à l’exhortation collective.

Si je suis à côté, qu’on me dise de quoi !? Toutes les espèces et tous peuples ont été violés et abusés de leurs droits les plus fondamentaux. Toutes les limites ont été dépassées.

Les institutions qui étaient censées nous prémunir des injustices, des abus et autres attitudes impensables ont échoué, car elles ne s’adressaient non pas à des être humains doués d’intelligence, mais à des enfants qui avaient renoncé à leur libre-arbitre.


Le contrat que nous avons passé avec les modes de gouvernance actuels doit aujourd’hui être révisé.

A qui avons-nous laissé le bon soin d’être nos propres gardes fous ? Nous ne sommes plus des ignorants, et les négociations sont terminées. Si la peur de l’inconnu a ses raisons, le choix est pourtant déjà fait (*1).

Il n’y a plus rien à soutirer à la Terre, mais il y a certainement de quoi dans nos matières-grises endormies, pour faire émerger de la merde noire goudronnée, un arc-en-ciel à la hauteur de ce que nous sommes réellement capables de créer, en accord avec les lois ontologiques de la nature et de l’univers…

Dans quel ordre ? Celui qui vient.

A commencer par tous les endroits où regarder fait mal yeux. Là où il est le plus difficile de rester : sous notre nez, chez nous, dans nos relations, dans nos maisons, dans nos corps, avec nos voisins, ensuite… le tableau prendra forme de lui-même !

Tant que nous nous condamnons comme victimes de ce système, notre conscience régressera encore et encore vers l’inaction totale et définitive, dans un monde où demain, si tu n’as pas le courage de marcher jusqu’à toi-même, il n’y aura alors plus personne pour ramasser tes ordures ménagères. Il n’y a plus rien à défier, que nos propres ombres au tableau. Je nous souhaite du courage, parce que personne d’autre que nous ne peut faire ce que nous avons chacun à faire. Retrouver notre « sang-froid », tout en ayant le cœur chaud. Le sang-froid, c’est à dire l’état naturel de notre âme, calme. Et le cœur chaud, car nous devons, plus que jamais, nous accompagner les uns les autres et faire preuve de compassion et d’entraide. Y compris envers celles et ceux qui auront, jusqu’à aujourd’hui encore, manqué de cette richesse inestimable qu’est le courage.

Et ce sera certainement le plus dur : trouver la force de nous pardonner les uns les autres, pour avancer ensemble.


*1(cqfd texte « Sur le choix » - Sarbacan-e 2019).

Sarbacan-e, Avril 2020.


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