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  • Sarbacan-e

Un virus pour changer





Qu’est-ce que je fais ici ?

Quelle est ma place dans notre monde ?

Si rien ne va, alors que faisons-nous là ? Quel est le sens de tout ce que nous vivons ?

Aujourd’hui plus que jamais, Ces questions sont sur le pas de nos portes ; Dans les masques sur nos visages, ceux que nous devons porter pour ne pas propager un virus, mortel pour les plus fragiles d’entre nous. Dans le gel antiseptique à l’entrée de nos magasins, Celui avec lequel il nous faut nettoyer nos mains avides,

Téléguidées de longue date par des cerveaux perfusés par des écrans de télévision vides de sens comme de contenu. Dans la peur qu’on lit dans nos regards,

Dans les deux mètres de distance que nous devons garder,

Nous garder les uns des autres,

comme des chiens aux portails de leur propre inconscience.

Celle de ces dernières années, Celle de nos rayons de supermarché,

Qui défile inlassablement sur nos écrans de télévision…

Qu’achètes-tu ? Quel monde es-tu ? Ces nouvelles journées viennent chercher en nous une porte de sortie ou une porte d’entrée, sur un nouveau monde, une nouvelle maison, pour les âmes qui n’ont pas tout abandonné d’elles-mêmes... Pourquoi ne sommes-nous pas en train de changer ?

Nous-même, nos vies, nos actions, et la face de ce monde, de cette Terre, par notre présence, par notre engagement ? Aujourd’hui les masques tombent tout pendant qu’il en manque dans nos hôpitaux. Nous sommes tous à égalité devant l’effondrement de l’ancien monde qui dévoile de manière inattendue, ceux qui se saisissent aujourd’hui des opportunités, pour enfin devenir, eux-mêmes, des opportunité: en agissant au quotidien pour nous tous qui sommes si dépendants... Que choisissons-nous ?

Qui couronnons-nous ?

Nous nous sommes si souvent interrompu dans nos élans de créer que rien de tout ce que nous avons un jour imaginé de meilleur n’a encore pu voir le jour.

Mais un jour, rappelons-nous, nous avons rêvé. Dans la nuit, dans les étoiles que nous avons préféré regarder à nos écrans de télé, quelque chose en nous vivait… Il est temps de retourner dans ces nuits oubliées, Il est temps d’utiliser les fonds de caisses à outils rouillés, Il est temps de salir nos mains pour nettoyer, plus que notre conscience,

le refuge de nos âmes : nos corps,

Notre Terre. Alors armez-vous comme vous ne l’avez jamais fait. Rêvez le jour qui sera meilleur que la longue nuit de sommeil que nous allons laisser derrière nous. Le travail a commencé et une nouvelle naissance est inévitable. Jetez vos peurs.

Jetez vos télévisions. Jetez-vous dans l’inconnu à venir.

Tout est à reconstruire. Il est temps de se rappeler les nuits étoilées de nos enfances oubliées,

De refaire alliance avec notre spontanéité, avec notre souveraineté.

Non pas le réactionnel égotique qui juge et condamne sans arrêt,

mais l’élan joyeux qui n’interdit aucun espoir, aucun rêve, aucune émotion, aucun état d’être. Ne plus mener aucune guerre,

même pas celle contre nos colères. Nous avons sous nos yeux le tableau de nos idéaux,

aujourd’hui passé au peigne fin de la couronne-virus.

Laissons la haine déguisée en amour nous transformer par sa défaite.

Notre présence est requise. Le nouveau monde est en marche. Vous êtes en marche. Une marche intérieure.

Que choisirez-vous ?

Qui couronnerez-vous ?

Quel monde créerez-vous…

La liberté n'a jamais été une carte postale de New-York ou d'ailleurs,

elle est dans chaque choix que nous faisons chaque jour. Sarbacan-e, Mars 2020.


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Crédit Textes & Photos   Sarbacan-e Copyrights

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